• Demonstration: Bottom Line Monograph
[French Version]
Image for Mélatonine (N-acétyl-5-méthoxytryptamine)
Mélatonine (N-acétyl-5-méthoxytryptamine)
Bien que certaines techniques complémentaires et parallèles aient été étudiées scientifiquement, les données de haute qualité en matière de sécurité, d'efficacité et de mécanisme d'action sont limitées ou controversées pour la plupart des thérapies. Dès que cela est possible, il est recommandé que les praticiens soient agréés par un organisme professionnel reconnu qui adhère à des normes clairement publiées. En outre, avant de commencer une nouvelle technique ou de choisir un praticien, il est recommandé aux patients de discuter avec leur(s) prestataire(s) de santé attitré(s). Les bienfaits potentiels, les risques (y compris les coûts) et les solutions alternatives devraient être soigneusement examinés. La monographie ci-dessous est conçue pour fournir un contexte historique et un aperçu de la recherche clinique, mais elle ne cherche pas à recommander ou à proscrire l'utilisation d'un traitement particulier.

Mots clés

  • 5-méthoxy-N-acétyltryptamine, 6-sulfatoxymélatonine, acétamide, agomélatine, aMT6s, bêta-méthyl-6-chloromélatonine, BMS-214778, CAS 73-31-4, hypnotique, indole, luzindole, mel, MEL, mélatonine, MLT, MT, N-2-(5-méthoxyindol-3-éthyl)-acétamide, N-acétyl-5-méthoxytryptamine, neurohormone, ramelteon (CAS 196597-26-9, TAK-375), tryptophane.
  • Noms marques: Accurate Release®; Appleheart Melatonin®; Circadin®; Inspired by Nature®; Mel®; Melatonin-BioDynamax®; Melatonin Controlled Release®; Melatonin-Metabolic Response Modifier® ; Melatonin-New Hope Health Products®; Melatonin Olympian Labs®; Melatonin-Optimum Nutrition® ; Melatonin Tablets®; Melatonin Time Release®; Melaxen®; Nature's Bounty®; Puritan's Pride®; Rozerem®; Twinlab® Melatonin; Valdoxan®.
  • Exemples de produits combinés: Melatonex® (vitamine B6); Melatonin Forte® (Piper methysticum, kavalactones, valériane); Melatonin PM Complex® (vitamines B6, B2, B3); Melatonin spray® (acide gamma-aminobutyrique, phosphate de pyridoxal); Super Snooze with Melatonin® (racine de valériane, houblon, scutellaire à casque, camomille, passiflore).

Contexte

  • La mélatonine est une hormone sécrétée dans le cerveau par la glande pinéale à partir de l'acide aminé tryptophane. La synthèse et la libération de la mélatonine sont stimulées par l'obscurité et supprimées par la lumière, suggérant l'implication de la mélatonine dans le rythme circadien et dans la régulation de diverses fonctions du corps. Les niveaux de mélatonine dans le sang sont au plus haut avant le coucher.
  • Les suppléments de mélatonine de synthèse ont été utilisés pour une variété de conditions médicales, notamment pour les troubles liés au sommeil.
  • La mélatonine possède une activité antioxydante et nombre de ses usages thérapeutiques proposés ou préventifs sont basés sur cette propriété.
  • De nouveaux médicaments bloquant les effets de la mélatonine sont en développement, tels que le BMS-214778 ou le luzindole et peuvent avoir des utilisations dans divers troubles.

Preuve Scientifique

Utilisations

Ces utilisations ont été testées chez l'homme ou l'animal. Leur innocuité et leur efficacité n'ont pas toujours été démontrées. Certaines de ces affections sont potentiellement graves et doivent être évaluées par un professionnel de santé qualifié.

Niveau*

GRADING SYSTEM LINK

Décalage horaire

Plusieurs essais sur l'homme ont suggéré que la mélatonine prise par voie orale, à partir du premier jour de voyage (proche de l'heure du coucher à destination) et en continu pendant plusieurs jours, réduit le nombre de jours nécessaires pour établir un rythme de sommeil normal, diminue le délai d'endormissement (le temps qu'il faut pour s'endormir), améliore la vigilance et réduit la fatigue diurne.Bien que ces résultats soient convaincants, la majorité des études a eu des problèmes de conception et de rapport et quelques essais n'ont pas démontré de bénéfices. Dans l'ensemble, les preuves scientifiques ne montrent des bienfaits de la mélatonine que chez la moitié des personnes qui la prennent pour le décalage horaire. D'autres essais sont nécessaires pour confirmer ces résultats, déterminer le dosage optimal et évaluer l'utilisation en combinaison avec des somnifères sur ordonnance.

A

Syndrome de retard de phase du sommeil

Le syndrome de retard de phase du sommeil est une condition qui entraîne l'endormissement tardif malgré une architecture du sommeil et une durée de sommeil normales. Bien que ces résultats soient prometteurs, des recherches complémentaires avec des études plus vastes sont nécessaires avant qu'une forte recommandation ne puisse être faite.

B

Insomnie (chez les personnes âgées)

Plusieurs études chez l'homme ont signalé que la mélatonine prise par voie orale avant le coucher diminue la latence du sommeil (le temps qu'il faut pour s'endormir) chez les personnes âgées souffrant d'insomnie. Une amélioration de la qualité du sommeil et la vigilance matinale ont également été signalées. Cependant, la plupart des études n'ont pas été correctement conçues et certaines ont trouvé des bienfaits limités, voire aucun bienfait. La majorité des essais a été de courte durée dans la durée (plusieurs jours) et les effets à long terme ne sont pas connus.

B

Troubles du sommeil (enfants atteints de troubles du comportement, du développement et intellectuels)

Il existe de multiples essais étudiant l'utilisation de la mélatonine chez les enfants atteints de divers troubles neuropsychiatriques, y compris un retard mental, l'autisme, des troubles psychiatriques, une déficience visuelle ou de l'épilepsie. Des études ont démontré une diminution de la latence du sommeil (le temps qu'il faut pour s'endormir) et une augmentation de la durée du sommeil. Des essais contrôlés bien conçus chez certains groupes de patients sont nécessaires avant qu'une recommandation forte ou plus spécifique ne puisse être émise.

B

Amélioration du sommeil chez les personnes saines

Plusieurs études sur l'homme ont mesuré les effets de suppléments de mélatonine sur le sommeil des individus sains. Diverses doses ont été utilisées, souvent prises par voie orale 30 à 60 minutes avant l'heure du coucher. La plupart des essais ont été faibles et de courte durée et n'ont pas été rigoureusement conçus ou rapportés. Cependant, le poids de la preuve scientifique suggère que la mélatonine diminue la latence du sommeil (le temps qu'il faut pour s'endormir), augmente le sentiment de somnolence et peut augmenter la durée du sommeil. Des recherches de meilleure qualité sont nécessaires dans ce domaine.

B

Dégénérescence maculaire liée à l'âge

La mélatonine peut exercer des effets antioxydants et apporter ainsi des effets bénéfiques sur les yeux. Selon la recherche clinique, la mélatonine pourrait jouer un rôle dans la protection de la rétine pour retarder la dégénérescence maculaire. Des essais cliniques bien conçus sont nécessaires avant qu'une conclusion ne puisse être tirée.

C

Vieillissement (thermorégulation)

La mélatonine peut être utile dans la régulation des changements liés à l'âge dans le rythme de la température corporelle. Davantage d'essais bien conçus sont nécessaires avant qu'une conclusion ne puisse être tirée.

C

Anti-inflammatoire

D'après des recherches limitées sur l'homme, la mélatonine peut être un anti-inflammatoire efficace, mais les résultats sont contradictoires. Des essais cliniques bien conçus sont nécessaires avant qu'une conclusion ne puisse être tirée.

C

Anxiété (préopératoire)

Les résultats sont discordants. La mélatonine pourrait être aussi efficace que les benzodiazépines tel le midazolam (Versed®). Des recherches complémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

C

Diminution des benzodiazépines

Un petit nombre de recherches a examiné l'utilisation de la mélatonine pour aider à la diminution ou à l'arrêt de la prise de benzodiazépines comme le diazépam (Valium®) ou le lorazépam (Ativan®). Bien que les résultats préliminaires soient prometteurs, une étude plus approfondie est nécessaire avant qu'une conclusion ferme ne puisse être tirée.

C

Traitement du cancer

Il existe plusieurs essais préliminaires et contrôlés chez l'homme sur la mélatonine chez les patients atteints de diverses tumeurs malignes à un stade avancé y compris au cerveau, au sein, colorectale, gastrique, au foie, au poumon, au pancréas, de cancers des testicules ainsi que de lymphomes, de mélanomes, de carcinomes à cellules rénales et de sarcomes des tissus mous. Actuellement, aucune conclusion claire ne peut être tirée dans ce domaine. Il n'existe pas assez de preuves scientifiques déterminantes pour déterminer si la mélatonine est bénéfique contre tout type de cancer, si elle augmente (ou diminue) l'efficacité des autres traitements du cancer ou si elle réduit en toute sécurité les effets secondaires de la chimiothérapie.

C

Syndrome de fatigue chronique

Il existe des recherches limitées sur la mélatonine administrée à des patients atteints du syndrome de fatigue chronique. Des bienfaits ont été rapportés. Des recherches complémentaires sont nécessaires dans ce domaine avant qu'une conclusion claire ne puisse être tirée.

C

Régulateur du rythme circadien (chez les aveugles)

Des recherches limitées sur l'homme sont disponibles dans ce domaine. Les études actuelles et les cas individuels suggèrent que la mélatonine, administrée dans la soirée, pourrait corriger le rythme circadien. De larges études contrôlées et bien conçues sont nécessaires avant qu'une forte recommandation ne puisse être émise.

C

Troubles cognitifs

Il n'existe pas suffisamment de preuves pour appuyer l'utilisation de la mélatonine dans la gestion des troubles cognitifs et non cognitifs de la démence.

C

Dépression

La mélatonine a été envisagée et suggérée comme traitement possible de la dépression. Certaines recherches animales soutiennent cette utilisation. Cependant, les recherches sur l'homme ne sont pas concluantes. Davantage de preuves sont nécessaires avant qu'une conclusion ne puisse être tirée.

C

Diabète (complément thérapeutique)

La mélatonine, lorsqu'elle est utilisée avec le zinc, peut améliorer le contrôle glycémique chez les patients présentant une réponse médiocre à la metformine. Davantage de preuves sont nécessaires avant qu'une conclusion ne puisse être tirée.

C

Performance sportive

Basé sur la recherche humaine, l'administration de mélatonine pendant la journée n'a aucun effet sur la capacité maximale de saut ou de force. Davantage d'essais bien conçus sont nécessaires avant qu'une conclusion ne puisse être tirée.

C

Troubles gastro-intestinaux

Plusieurs études montrent qu'un traitement par la mélatonine peut être utile chez les patients atteints de dyspepsie fonctionnelle. D'autres recherches ont montré que la mélatonine avait des effets bénéfiques chez les patients atteints du syndrome du côlon irritable (SCI) et probablement aussi chez ceux atteints de maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI), bien que les résultats aient été discordants. Des essais cliniques bien conçus sont nécessaires avant qu'une forte recommandation ne puisse être émise.

C

Glaucome

On a émis la théorie que de fortes doses de mélatonine pouvaient augmenter la pression intraoculaire et le risque de glaucome, la maculopathie et la myopie liées à l'âge ou encore les dommages à la rétine. Cependant, il existe des preuves préliminaires démontrant que la mélatonine peut effectivement diminuer la pression intraoculaire dans l'œil et retarder la dégénérescence maculaire ; la mélatonine a également été suggérée comme traitement possible pour le glaucome. Des études complémentaires sont nécessaires dans ce domaine. Les patients atteints de glaucome prenant de la mélatonine doivent être surveillés par un professionnel de santé.

C

Maux de tête (prévention)

Plusieurs petites études ont examiné le rôle éventuel de la mélatonine dans la prévention de diverses formes de maux de tête, y compris la migraine, les céphalées en grappe et de tension et les autres syndromes migraineux (chez les personnes souffrant de maux de tête réguliers). Des recherches préliminaires limitées suggèrent de possibles bienfaits dans les trois types de maux de tête, même si des études contrôlées et bien conçues sont nécessaires avant qu'une conclusion ferme ne puisse être tirée.

C

Pression artérielle élevée (hypertension)

Plusieurs études contrôlées chez les patients souffrant d'hypertension artérielle rapportent une faible diminution de la pression sanguine lors de la prise de mélatonine par voie orale ou intranasale (inhalation par le nez). L'hypertension artérielle nocturne en particulier peut s'améliorer avec l'utilisation de mélatonine. Des recherche mieux conçues sont nécessaires avant qu'une conclusion ferme ne puisse être tirée.

C

Taux de cholestérol élevé (complication liée au diabète, traitement d'appoint)

Un essai clinique a démontré que la mélatonine, lorsqu'elle est utilisée avec le zinc et la metformine (médicament contre le diabète), peut améliorer les complications liées au diabète telles qu'un profil lipidique affaibli. Cependant, il existe également des preuves que la mélatonine augmente le taux de cholestérol. Davantage de recherches sont nécessaires pour clarifier ces résultats discordants.

C

VIH/SIDA

Il existe un manque de preuves scientifiques bien conçues pour recommander ou déconseiller l'utilisation de la mélatonine comme traitement pour lutter contre le SIDA. La mélatonine ne devrait pas remplacer des traitements plus éprouvés et les patients vivant avec le VIH/SIDA devraient être traités sous la supervision d'un médecin.

C

Insomnie (les enfants)

Basé sur la recherche humaine, la mélatonine peut être bénéfique chez les enfants souffrant d'insomnie. Davantage d'études bien conçues sont nécessaires avant qu'une conclusion ne puisse être tirée.

C

Mémoire

Des recherches préliminaires ont suggéré que la mélatonine pouvait améliorer la mémoire dans certaines situations stressantes. Des recherches complémentaires sont nécessaires avant qu'une conclusion puisse être tirée.

C

Ménopause

La mélatonine a montré des effets bénéfiques sur les symptômes associés à la ménopause. Des recherches plus poussées utilisant un grand nombre de patients sont nécessaire avant qu'une conclusion ne puisse être tirée.

C

Maladie de Parkinson

Il existe des recherches très limitées à ce jour concernant l'utilisation de la mélatonine dans le traitement de la maladie de Parkinson. La mélatonine a été indiquée comme étant bien tolérée, mais des effets secondaires ont pu inclure des rougeurs de la peau, des diarrhées, des crampes abdominales, une somnolence pendant la journée, des scotomes scintillants et des maux de tête. La mélatonine n'a eu aucun effet sur les signes de parkinsonisme ou sur les effets de la lévodopa. Des recherches plus poussées de qualité méthodologique supérieure sont nécessaires avant qu'une recommandation puisse être faite dans ce domaine.

C

Troubles de mouvements périodiques des membres (TMPM)

A ce jour, les études pour l'utilisation de la mélatonine comme traitement pour les troubles de mouvements périodiques des membres sont très limitées. Des recherches mieux conçues sont nécessaires avant qu'une recommandation ne puisse être faite dans ce domaine.

C

Trouble comportemental en sommeil paradoxal (TCSP)

Des rapports de cas limités décrivent une amélioration chez des patients présentant un trouble comportemental en sommeil paradoxal ayant reçu de la mélatonine. Toutefois, une recherche de meilleure qualité est nécessaire avant qu'une conclusion claire ne puisse être tirée.

C

Syndrome des jambes sans repos

Des recherches préliminaires ont suggéré que la mélatonine pourrait avoir un effet néfaste sur les symptômes moteurs associés au syndrome des jambes sans repos ; cependant, les preuves ne sont pas concluantes. Une étude plus approfondie est nécessaire dans ce domaine.

C

Syndrome de Rett

Le syndrome de Rett est un trouble génétique présumé qui touche les enfants de sexe féminin et qui est caractérisé par une croissance ralentie du crâne et une régression globale du développement. Il existe peu de recherches sur le rôle possible de la mélatonine dans l'amélioration des troubles du sommeil associés au syndrome de Rett. Des recherches complémentaires sont nécessaires avant qu'une recommandation ferme ne puisse être faite dans ce domaine.

C

Sarcoïdose

Des effets bénéfiques ont été signalés chez des personnes atteintes de sarcoïdose chronique ayant pris de la mélatonine. Des recherches complémentaires sont nécessaires avant qu'une recommandation ne puisse être faite.

C

Troubles affectifs saisonniers (TAS)

Il existe plusieurs brèves et petites études sur l'utilisation de la mélatonine chez les patients atteints de TAS. Cette recherche n'est pas bien conçue ou rapportée et une étude plus approfondie est nécessaire avant qu'une conclusion claire ne puisse être tirée.

C

Troubles épileptiques (chez les enfants)

Le rôle de la mélatonine dans les troubles épileptiques est controversé. Une preuve de meilleure qualité est nécessaire dans ce domaine avant qu'une conclusion claire ne puisse être tirée quant à l'innocuité ou l'efficacité de la mélatonine.

C

Troubles du sommeil

La mélatonine pourrait améliorer les troubles du sommeil chez un large éventail de patients, y compris ceux en unité de soins intensifs (USI) et ceux atteints de la maladie d'Alzheimer. Plusieurs cas publiés font état d'améliorations dans les habitudes de sommeil chez les jeunes atteints de lésions dans la zone de la glande pinéale du cerveau dues à des tumeurs ou à la chirurgie. Selon des recherches préliminaires, la mélatonine peut améliorer le sommeil chez les patients souffrant d'asthme ou de dépression. Des recherches complémentaires sont nécessaires dans ces domaines avant qu'une conclusion ferme ne puisse être tirée.

C

Qualité du sommeil

Un petit nombre de recherches a examiné l'utilisation de la mélatonine pour améliorer la qualité du sommeil. Des recherches complémentaires sont nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions définitives.

C

Arrêt du tabac

Bien que les résultats préliminaires soient prometteurs, en raison de faiblesses dans la conception et la communication de cette recherche, des recherches plus poussées sont nécessaires avant qu'une conclusion ferme ne puisse être tirée.

C

Accident vasculaire cérébral (AVC)

A l'heure actuelle, les effets des suppléments de mélatonine immédiatement après un AVC ne sont pas clairs.

C

Dyskinésie tardive

La dyskinésie tardive (DT) est un effet secondaire potentiel grave des médicaments antipsychotiques, caractérisé par des mouvements musculaires involontaires. De petites études limitées sur l'utilisation de mélatonine chez les patients atteints de DT rapportent des résultats discordants. Des recherches complémentaires sont nécessaires avant qu'une conclusion claire ne puisse être tirée.

C

Thrombocytopénie (baisse des plaquettes)

Une augmentation de la numération plaquettaire après l'utilisation de mélatonine a été observée chez les patients dont la numération plaquettaire a diminué en raison de thérapies contre le cancer (plusieurs études rapportées par le même auteur). Une stimulation de la production de plaquettes (thrombopoïèse) a été suggérée, mais pas clairement démontrée. Des recherches complémentaires sont nécessaires dans ce domaine avant qu'une conclusion claire ne puisse être tirée.

C

Acouphènes

L'utilisation de mélatonine a été associée à une amélioration des acouphènes et du sommeil. Toutefois, des recherches complémentaires sont nécessaires avant qu'une conclusion ne puisse être tirée.

C

Miction (nycturie)

La mélatonine peut avoir des effets bénéfiques sur la nycturie chez les personnes âgées. Des recherches complémentaires sont nécessaires avant qu'une recommandation ne puisse être faite.

C

Prévention des érythèmes provoqués par les UV/coup de soleil

Il a été avancé que les propriétés antioxydantes de la mélatonine pouvaient avoir un effet protecteur. Les résultats ont été discordants. Une étude plus approfondie est nécessaire avant qu'une conclusion claire ne puisse être tirée quant à son efficacité clinique chez l'homme.

C

Troubles du sommeil liés au travail posté

Il existe plusieurs études sur l'utilisation de mélatonine chez les personnes qui travaillent à des horaires irréguliers, comme le personnel hospitalier des urgences. Des améliorations modestes ont été signalées lorsque la mélatonine a été utilisée avec une lumière vive. Les résultats sont discordants. Des recherches complémentaires sont nécessaires avant qu'une conclusion claire ne puisse être tirée.

D

Tradition/Théorie

Les utilisations suivantes sont basées sur la tradition, les théories scientifiques ou sur des recherches limitées. Souvent, elles n'ont pas fait l'objet d'études approfondies chez l'homme et leur innocuité et leur efficacité n'ont pas toujours été démontrées. Certaines de ces affections sont potentiellement graves et doivent être évaluées par un professionnel de santé qualifié.
  • Toxicité de l'acétaminophène, syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), adaptogène, toxicomanie, TDAH, insuffisance surrénale, toxicité de l'aflatoxine, vieillissement, maladie alcoolique du foie, alopécie (calvitie), toxicité de l'aluminium, maladie d'Alzheimer, aménorrhée, sclérose latérale amyotrophique (SLA), analgésique, antioxydant, anti-parasitaire, anxiété (stress du voyage chez les animaux), ataxie (maladie de Machado-Joseph), dermatite atopique, maladies auto-immunes (démyélinisation), troubles du sommeil liés aux bêta-bloquants, troubles bipolaires, troubles de la vessie, maladies osseuses (dysplasie fibreuse), guérison osseuse, lésions cérébrales, cachexie, syndrome X cardiaque, maladies cardiovasculaires, cataractes, maladies du système nerveux central (virus de l'encéphalomyélite équine vénézuélienne), toxicité de la chimiothérapie, lésions cholestatiques hépatiques, coliques, colite, contraception, maladies coronariennes, délire, problèmes dentaires, dystrophie musculaire de Duchenne, ulcère duodénal, troubles de l'alimentation (rythme circadien amélioré et de faible niveau), eczéma, œdème (gonflement), endométriose, dysfonction érectile, œsophagite (inflammation de l'œsophage), récupération après l'exercice, développement du fœtus, fibromyalgie, conservation des aliments, syndrome de l'X fragile, ulcères gastriques, gastrites (inflammations de la muqueuse de l'estomac), reflux gastro-œsophagien (RGO), toxicité de la gentamicine, croissance (troubles de la croissance), prévention des attaques cardiaques, maladies cardiaques, helminthiases, encéphalopathie hépatique, troubles hormonaux/endocriniens (syndrome de McCune-Albright), hyperpigmentation, maladies du système immunitaire (histiocytose à cellules de Langerhans), immunostimulant, développement du nourrisson/soins néonatals, cystite interstitielle, troubles de la motilité intestinale, protection des lésions d'ischémie-reperfusion, accident vasculaire cérébral ischémique (excrétion nocturne réduites), démangeaisons, jaunisse, piqûres de méduses, protection du rein (induite par l'amikacine, la cyclosporine), toxicité du plomb, lésions hépatiques, inflammation pulmonaire, trouble dépressif majeur (faible taux de mélatonine nocturne), paludisme, manie, carence en mélatonine, troubles métaboliques, migraine (altération de la fonction pinéale), troubles des mouvements, sclérose en plaques, lésions du myocarde, régénération des nerfs, troubles neurodégénératifs, scoliose neurofibromateuse, troubles neurologiques, neuropathie (dommages neuronaux de la méningite bactérienne), neuroprotecteur, tolérance aux nitrates, perte auditive due au bruit, lymphome non hodgkinien, obésité, apnée obstructive du sommeil, intoxication aux composés organophosphorés, arthrose, troubles ovariens, douleur, pancréatite, phénylcétonurie (PCU), photoprotection, syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), ostéoporose post-ménopausique, adjuvant postopératoire, délire postopératoire, complément nutritionnel pour la grossesse, trouble dysphorique prémenstruel (TDP), protection contre la toxicité de l'alcool, troubles psychiatriques, fibrose pulmonaire, radioprotection, protection de la rétine, maladies rhumatismales, brûlures, schizophrénie, septicémie, amélioration de l'activité sexuelle, état de choc, lésion de la moelle épinière, problèmes de colonne vertébrale (scoliose idiopathique), ulcères d'estomac, stomatite, accident vasculaire cérébral, prévention du syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN), récupération après une intervention chirurgicale, tachycardie, lésions testiculaires, neurotoxicité du toluène, dommages toxiques au foie, toxicité, transplantations (ovaires), tuberculose, ulcère, colite ulcéreuse, troubles utérins, maladie de Wilson, cicatrisation des plaies.

Posologie

Les doses ci-dessous sont basées sur la recherche scientifique, sur des publications et sur l'utilisation traditionnelle ou l'opinion d'experts. De nombreux compléments alimentaires et de nombreuses plantes n'ont pas été soumis à des études approfondies et leur innocuité et leur efficacité peuvent ne pas avoir été démontrées. Les produits peuvent être fabriqués de manière différente, avec différents ingrédients, même au sein de la même marque. Les doses suivantes peuvent ne pas s'appliquer à tous les produits. Il est donc recommandé de lire attentivement la notice des produits et de consulter un professionnel de santé qualifié pour décider des doses à prendre avant d'entamer une thérapie.

Adultes (plus de 18 ans)

  • Des études ont analysé des prises orales nocturnes de mélatonine allant de 0,1 à 80 mg sur une durée pouvant aller jusqu'à trois ans et pour une variété de conditions. La recherche suggère que la mélatonine à libération rapide peut être plus efficace que des formulations à libération prolongée pour des conditions liées au sommeil. Des injections intramusculaires de 20 mg de mélatonine ont également été étudiées.
  • Dans les études de patients atteints de mélanome, des préparations à base de mélatonine ont été appliquées sur la peau. Les patients sont invités à discuter des plans de traitement du cancer avec un oncologue et un pharmacien avant d'envisager l'utilisation de mélatonine, soit seule ou avec d'autres thérapies. Pour la prévention des coups de soleil, des préparations à base de mélatonine, seules ou en combinaison avec de l'acide ascorbique et de la vitamine E et en doses allant de 20 à 100 mg dans de l'éthanol à 70% ont été étudiées.
  • De la mélatonine intranasale (solution d'éthanol à 1%) à une dose de deux milligrammes par jour pendant une semaine a également été étudiée pour l'hypertension.
  • Une dose de 0,5 milligramme de mélatonine par administration transbuccale sur deux sessions de quatre nuits consécutives, à au moins trois jours d'intervalle, a été étudiée pour l'insomnie chez les personnes âgées.
  • Il existe d'autres utilisations avec peu de résultats de recherche probants et dont l'efficacité et l'innocuité n'ont pas été clairement démontrées. L'utilisation de mélatonine pour n'importe quelle condition doit être discutée avec un professionnel de santé, un médecin spécialisé ou un pharmacien avant de la commencer et elle ne doit pas se substituer à des thérapies plus éprouvées.

Enfants (moins de 18 ans)

  • Il existe peu d'études sur la supplémentation de mélatonine chez les enfants et son innocuité n'est pas établie. Des doses allant jusqu'à 9 ou 10 milligrammes par kilogramme de poids corporel, en dose unique ou sur plusieurs mois, ont été étudiées. L'utilisation de mélatonine doit être discutée avec le médecin de l'enfant et le pharmacien avant de commencer.

Sécurité

La Food and Drug Administration (l'agence américaine pour l'alimentation et les médicaments) ne régule pas de façon stricte les plantes et les compléments alimentaires. Il n'existe aucune garantie de puissance, de pureté ou d'innocuité pour ces produits et leurs effets peuvent varier. Il est toujours recommandé de lire attentivement la notice des produits. Si vous souffrez d'un trouble médical ou que vous prenez d'autres médicaments, plantes ou compléments alimentaires, il est conseillé de consulter un professionnel de santé qualifié avant d'entamer une nouvelle thérapie. Consultez immédiatement un professionnel de santé qualifié si vous ressentez des effets secondaires.

Allergies

  • A éviter chez les personnes souffrant d'allergies connues à lamélatonine ou aux produits connexes. Il existe de rares cas de réactions allergiques cutanées après la prise de mélatonine par voie orale. La mélatonine a été associée à un cas d'hépatite auto-immune.

Effets secondaires et mises en garde

  • Selon les études disponibles et l'utilisation clinique, la mélatonine est généralement considérée comme sans danger dans les doses recommandées (cinq milligrammes par jour) pendant un maximum de deux ans. Les essais disponibles indiquent que l'ensemble des effets indésirables ne sont pas significativement plus fréquents avec la mélatonine qu'avec un placebo.
  • Les effets indésirables fréquemment déclarés incluent la fatigue, des étourdissements, des maux de tête, une irritabilité, un engourdissement et une somnolence, bien que ces effets puissent survenir en raison du décalage horaire et non à cause de la mélatonine elle-même. Une fatigue peut survenir notamment avec une prise en matinée ou de fortes doses et des cycles irréguliers veille-sommeil peuvent se produire. Désorientation, ataxie (difficultés avec la marche et l'équilibre), confusion, somnambulisme, rêves agités et cauchemars ont également été observés, avec des effets se dissipant généralement après la cessation de la prise de mélatonine. En raison du risque de somnolence ou de sédation, faites preuve de prudence si vous conduisez ou faites fonctionner une machinerie lourde.
  • De légères douleurs gastro-intestinales surviennent fréquemment, y compris des nausées, des vomissements, des crampes, des douleurs à l'estomac, une altération du goût, des matières fécales anormales, une augmentation de l'appétit ou des diarrhées. La mélatonine a été associée au déclenchement de symptômes de la maladie de Crohn.
  • D'autres effets secondaires incluent des éruptions cutanées, des infections, une diminution des performances intellectuelles, un risque accru d'inflammation et une miction accrue.
  • Il a été avancé que la mélatonine pouvait abaisser le seuil épileptogène et augmenter le risque de convulsions, en particulier chez les enfants souffrant de graves troubles neurologiques. Cependant, plusieurs autres études rapportent une incidence réduite des convulsions avec l'utilisation régulière de mélatonine. Cela reste un sujet de controverse. Les patients atteints de troubles épileptiques et prenant de la mélatonine doivent être étroitement surveillés par un professionnel de santé.
  • Des changements d'humeur ont été signalés, y compris des vertiges et une dysphorie (tristesse). Des symptômes psychotiques ont été signalés, notamment des hallucinations et une paranoïa, peut-être dues à une overdose. Les patients souffrant de dépression majeure sous-jacente ou de troubles psychotiques et prenant de la mélatonine doivent être étroitement surveillés par un professionnel de santé.
  • La mélatonine peut augmenter le risque de saignement. La prudence est recommandée chez les patients présentant des troubles hémorragiques ou chez ceux prenant des médicaments qui peuvent augmenter le risque de saignement. Des ajustements de dosage peuvent être nécessaires.
  • La mélatonine peut provoquer des chutes de la pression artérielle. La prudence est recommandée chez les patients prenant des médicaments qui peuvent aussi diminuer la pression artérielle.
  • Selon des données préliminaires, une augmentation des niveaux de cholestérol peut se produire. La prudence est donc recommandée chez les patients ayant un taux de cholestérol élevé ou de l'athérosclérose, ou chez ceux présentant des risques de maladie cardio-vasculaire. Des rythmes cardiaques anormaux ont été associés à la mélatonine.
  • Une hyperglycémie (niveaux élevés de sucre dans le sang) a été rapportée chez des patients diabétiques de type 1 (diabète insulino-dépendant) et de faibles doses de mélatonine ont réduit la tolérance au glucose et la sensibilité à l'insuline. La prudence est recommandée chez les patients atteints de diabète ou d'hypoglycémie et chez ceux qui prennent des médicaments, des plantes ou des compléments alimentaires qui affectent la glycémie. Les niveaux de glucose sérique peuvent avoir besoin d'être surveillés par un professionnel de santé et des ajustements de médication peuvent être nécessaires.
  • Des effets hormonaux ont été signalés, y compris des baisses ou des hausses des niveaux d'hormone lutéinisante, de progestérone, d'œstradiol, d'hormone thyroïdienne (T4 et T3), d'hormone de croissance, de prolactine, de cortisol, d'ocytocine et de vasopressine. Une gynécomastie (augmentation du volume mammaire) a été rapportée chez les hommes, ainsi qu'une diminution du nombre de spermatozoïdes (deux symptômes résolus avec l'arrêt de la prise de mélatonine). Une diminution de la motilité des spermatozoïdes et de la libido a été rapportée chez les rats et les humains.
  • Il a été avancé que de fortes doses de mélatonine pouvaient augmenter la pression intraoculaire, le risque de glaucome, la maculopathie et la myopie liées à l'âge ou encore les lésions à la rétine. Cependant, il existe des preuves préliminaires démontrant que la mélatonine peut effectivement diminuer la pression intraoculaire dans l'œil et elle a donc été suggérée comme traitement possible pour le glaucome. Les patients atteints de glaucome et prenant de la mélatonine doivent être surveillés par un professionnel de santé.
  • A utiliser avec prudence chez les patients utilisant des anesthésiques, des inhibiteurs du cytochrome P450 1A2 comme la fluvoxamine, la méthamphétamine, la nifédipine (un inhibiteur des canaux calciques) ou chez les enfants ayant des antécédents d'énurésie.
  • A éviter chez les patients utilisant des dépresseurs du SNC, y compris les benzodiazépines et l'alcool, une utilisation concomitante pouvant entraîner une augmentation de la sédation.
  • Éviter son emploi chez les femmes enceintes ou qui essaient de tomber enceintes, en raison des éventuels effets hormonaux et d'une augmentation possible du risque de troubles du développement.
  • A éviter en cas d'allergies connues à la mélatonine ou à des produits connexes.

Grossesse et Allaitement

  • La supplémentation en mélatonine doit être évitée chez les femmes enceintes ou de ou qui essaient de tomber enceinte, en raison d'éventuels effets hormonaux. Des niveaux élevés de mélatonine pendant la grossesse peuvent augmenter le risque de troubles du développement. Dans les études animales, de la mélatonine a été détectée dans le lait maternel et, par conséquent, doit être évitée pendant l'allaitement. Chez les hommes, une diminution de la motilité des spermatozoïdes et une diminution de la numération des spermatozoïdes ont été signalées lors de l'utilisation de mélatonine.

Interactions

La plupart des plantes et des compléments alimentaires n'ont pas fait l'objet d'études approfondies pouvant déterminer leurs interactions avec d'autres plantes, compléments alimentaires, médicaments ou aliments. Les interactions énumérées ci-dessous sont basées sur des rapports dans des publications scientifiques, sur des expériences de laboratoire ou sur une utilisation traditionnelle. Il est toujours recommandé de lire attentivement la notice des produits. Si vous souffrez d'un trouble médical ou que vous prenez d'autres médicaments, plantes ou compléments alimentaires, il est conseillé de consulter un professionnel de santé qualifié avant d'entamer une nouvelle thérapie.

Interactions médicamenteuses

  • De nombreux médicaments sont considérés comme abaissant les niveaux naturels de mélatonine dans le corps. On ne sait pas réellement s'il existe des risques pour la santé avec des niveaux de mélatonine trop faibles ou si le remplacement de mélatonine par des suppléments est bénéfique.
  • La mélatonine est métabolisée (décomposée) dans le corps par les enzymes hépatiques. En conséquence, les médicaments qui modifient l'activité de ces enzymes peuvent augmenter ou diminuer les effets des suppléments de mélatonine.
  • Une somnolence diurne accrue a été signalée lorsque la mélatonine a été utilisée en même temps qu'une prescription du somnifère zolpidem (Ambien®), mais il n'est pas évident que les effets aient été supérieurs à ceux découlant du zolpidem seul. En théorie, la mélatonine peut augmenter la quantité de somnolence provoquée par d'autres médicaments tels les benzodiazépines comme le lorazépam (Ativan®) ou le diazépam (Valium®), les barbituriques comme le phénobarbital, les narcotiques comme la codéine, certains antidépresseurs, l'alcool et les dépresseurs du système nerveux central. La prudence est recommandée lors de la conduite ou de l'utilisation de machines.
  • La mélatonine peut augmenter le risque de saignement lorsqu'elle est prise avec des médicaments qui augmentent le risque de saignement. Quelques exemples incluent l'aspirine, les anticoagulants (fluidifiants du sang) tels que la warfarine (Coumadin®) ou l'héparine, les médicaments antiplaquettaires comme le clopidogrel (Plavix®) et les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'ibuprofène (Motrin®, Advil®) ou le naproxène (Naprosyn®, Aleve®).
  • Une hyperglycémie (niveaux élevés de sucre dans le sang) a été rapportée chez des patients diabétiques de type 1 (diabète insulino-dépendant) et de faibles doses de mélatonine ont réduit la tolérance au glucose et la sensibilité à l'insuline. La prudence est recommandée lors de l'utilisation de médicaments qui peuvent aussi abaisser la glycémie. Les patients prenant de l'insuline ou des médicaments pour le diabète par voie orale doivent être étroitement surveillés par un professionnel de santé qualifié, y compris un pharmacien. Des ajustements de médication peuvent être nécessaires.
  • Selon des données préliminaires, la mélatonine doit être évitée chez les patients qui prennent des médicaments antiépileptiques. Il a été suggéré que la mélatonine peut abaisser le seuil épileptogène et augmenter le risque de convulsions. Cependant, plusieurs autres études rapportent une incidence réduite des convulsions avec l'utilisation régulière de mélatonine. Cela reste un sujet de controverse. En outre, la carbamazépine et le valproate peuvent modifier les niveaux de mélatonine et doivent être utilisés avec prudence. Les patients souffrant de troubles épileptiques et prenant de la mélatonine doivent être étroitement surveillés par un professionnel de la santé.
  • La mélatonine peut augmenter ou diminuer la pression artérielle ; les résultats d'études sont discordants. La prudence est conseillée.
  • On ne sait pas réellement si la caféine modifie les effets des suppléments de mélatonine chez l'homme. Il a été observé que la caféine augmentait les niveaux de mélatonine naturelle dans le corps, probablement en raison de ses effets sur les enzymes du foie. Toutefois, la caféine peut également modifier les rythmes circadiens dans le corps, avec des effets sur la sécrétion de mélatonine.
  • La mélatonine peut également interagir avec les médicaments anti-Alzheimer, les analgésiques, les anesthésiques, les médicaments anxiolytiques, les agents antiasthmatiques, les agents anticancéreux, les agents anti-glaucome, les anti-inflammatoires, les antiparasitaires, les antipsychotiques, les antiviraux, les bêta-bloquants, les inhibiteurs des canaux calciques, les stimulants du système nerveux central, les hypocholestérolémiants, la dextrométhorphane, les diurétiques, les médicaments utilisés pour l'ostéoporose, les médicaments qui affectent le GABA, le flumazénil, les agents gastro-intestinaux, l'halopéridol, les agents hormonaux, les médicaments qui affectent le système immunitaire, l'isoniazide, le lithium, la méthamphétamine, la méthoxamine, les relaxants musculaires, les agents de radioprotection, le rémifentanil, les agents de la peau, la somatostatine, les stimulants, la tacrine, le témazépam, l'acide valproïque, les vasodilatateurs, le vérapamil et les agents de perte de poids.

Interactions avec des plantes et compléments alimentaires

  • La mélatonine est métabolisée (décomposée) dans le corps par les enzymes hépatiques. En conséquence, les plantes et les compléments alimentaires qui modifient l'activité de ces enzymes peuvent augmenter ou diminuer les effets des suppléments de mélatonine.
  • La mélatonine peut augmenter ou diminuer la pression artérielle ; les résultats d'études sont discordants. La prudence est recommandée chez les patients prenant des plantes ou des compléments alimentaires qui abaissent la pression artérielle.
  • La mélatonine peut augmenter la somnolence diurne ou la sédation lorsqu'elle est prise avec des plantes ou des compléments alimentaires qui peuvent prpovoquer une somnolence comme les sédatifs, les dépresseurs du système nerveux central ou certains anti-dépresseurs.
  • La mélatonine peut augmenter le risque de saignement lorsqu'elle est prise avec des plantes et les compléments alimentaires auxquels on attribue un risque de saignement. De multiples cas de saignement ont été rapportés avec l'utilisation de Ginkgo biloba, moins de cas avec l'ail et le chou palmiste. De nombreux autres agents peuvent théoriquement augmenter le risque de saignement, même si cela n'a pas été prouvé dans la plupart des cas.
  • Une hyperglycémie (niveaux élevés de sucre dans le sang) a été rapportée chez des patients diabétiques de type 1 (diabète insulino-dépendant) et de faibles doses de mélatonine ont réduit la tolérance au glucose et la sensibilité à l'insuline. La prudence est recommandée lors de l'utilisation de plantes ou de compléments alimentaires pouvant aussi abaisser la glycémie. La glycémie peut nécessiter une surveillance et les doses peuvent nécessiter un ajustement.
  • On ne sait pas réellement si la caféine modifie les effets des suppléments de mélatonine chez l'homme. Il a été observé que la caféine augmentait les niveaux de mélatonine naturelle dans le corps, probablement en raison de ses effets sur les enzymes du foie. Toutefois, la caféine peut également modifier les rythmes circadiens dans le corps, avec des effets sur la sécrétion de mélatonine.
  • Selon des données préliminaires, la mélatonine doit être évitée chez les patients prenant des plantes ou des compléments alimentaires qui pourraient modifier le seuil épileptogène. On a fait observer que la mélatonine pouvait abaisser le seuil épileptogène et augmenter le risque de convulsions. Cependant, plusieurs autres études rapportent une incidence réduite des crises d'épilepsie avec l'utilisation régulière de la mélatonine. Cela reste un sujet de controverse. Les patients souffrant de troubles épileptiques et prenant de la mélatonine doivent être étroitement surveillés par un professionnel de santé.
  • La mélatonine peut également interagir avec les analgésiques, les anesthésiques, les plantes ou les compléments alimentaires anti-Alzheimer, les plantes ou les compléments alimentaires anxiolytiques, les plantes ou les compléments alimentaires antiasthmatiques, les plantes ou les compléments alimentaires anticancéreux, les plantes ou les compléments alimentaires antiglaucomateux, les plantes ou les compléments alimentaires anti-inflammatoires, les antioxydants, les antiparasitaires, les antipsychotiques, les antiviraux, les stimulants du système nerveux central, le poivre (Vitex agnus-castus), les plantes ou les compléments alimentaires abaissant le cholestérol, la DHEA, les échinacées, l'acide folique, les plantes ou les compléments alimentaires gastro-intestinaux, les plantes ou les compléments alimentaires qui affectent le système immunitaire, les plantes ou les compléments alimentaires hormonaux, les plantes ou les compléments alimentaires utilisés pour l'ostéoporose, les plantes ou les compléments alimentaires radioprotecteurs, les plantes ou les compléments alimentaires utilisés sur la peau, les stimulants, les plantes ou les compléments alimentaires vasodilatateurs, la vitamine B12 et les plantes ou les compléments alimentaires pour la perte de poids.

Renseignements sur l'auteur

  • Ces informations, basées sur une analyse systématique de documentations scientifiques, ont été évaluées par des pairs et éditées par des participants à la Natural Standard Research Collaboration (www.naturalstandard.com).

Références

Natural Standard a développé les informations ci-dessus à partir de preuves scientifiques et à l'aide de l'analyse systématique des articles scientifiques disponibles. Pour des informations complètes à propos des thérapies alternatives et complémentaires à un niveau professionnel, rendez-vous sur www.naturalstandard.com. Une sélection de références est proposée ci-dessous.

  1. Bendz LM, Scates AC. Melatonin treatment for insomnia in pediatric patients with attention-deficit/hyperactivity disorder. Ann Pharmacother 2010 Jan;44(1):185-91. Voir résumé
  2. Bjorvatn B, Stangenes K, Oyane N, et al. Randomized placebo-controlled field study of the effects of bright light and melatonin in adaptation to night work. Scand J Work Environ Health 2007 Jun;33(3):204-14. Voir résumé
  3. Caumo W, Levandovski R, Hidalgo MP. Preoperative anxiolytic effect of melatonin and clonidine on postoperative pain and morphine consumption in patients undergoing abdominal hysterectomy: a double-blind, randomized, placebo-controlled study. J Pain 2009 Jan;10(1):100-8. Voir résumé
  4. Hallam KT, Begg DP, Olver JS, et al. An investigation of the effect of immediate and extended release venlafaxine on nocturnal melatonin and cortisol release in healthy adult volunteers. Hum Psychopharmacol 2008 Mar;23(2):129-37. Voir résumé
  5. Kandil TS, Mousa AA, El-Gendy AA, et al. The potential therapeutic effect of melatonin in Gastro-Esophageal Reflux Disease. BMC Gastroenterol 2010 Jan18;10:7. Voir résumé
  6. Lopez-Gonzalez MA, Santiago AM, Esteban-Ortega F. Sulpiride and melatonin decrease tinnitus perception modulating the auditolimbic dopaminergic pathway. J Otolaryngol 2007 Aug;36(4):213-9. Voir résumé
  7. Medeiros CA, Carvalhedo de Bruin PF, et al. Effect of exogenous melatonin on sleep and motor dysfunction in Parkinson's disease. A randomized, double blind, placebo-controlled study. J Neurol 2007 Apr;254(4):459-64. Voir résumé
  8. Rahman SA, Kayumov L, Shapiro CM. Antidepressant action of melatonin in the treatment of Delayed Sleep Phase Syndrome. Sleep Med 2010 Feb;11(2):131-6. Voir résumé
  9. Rimmele U, Spillmann M, Bärtschi C, et al. Melatonin improves memory acquisition under stress independent of stress hormone release. Psychopharmacology (Berl) 2009 Mar;202(4):663-72. Voir résumé
  10. Schemmer P, Nickkholgh A, Schneider H, et al. PORTAL: pilot study on the safety and tolerance of preoperative melatonin application in patients undergoing major liver resection: a double-blind randomized placebo-controlled trial. BMC Surg 2008 Jan 23;8:2. Voir résumé
  11. Schmidt CM, Knief A, Deuster D, et al. Melatonin is a useful alternative to sedation in children undergoing brainstem audiometry with an age dependent success rate--a field report of 250 investigations. Neuropediatrics 2007 Feb;38(1):2-4. Voir résumé
  12. Serfaty MA, Osborne D, Buszewicz MJ, et al. A randomized double-blind placebo-controlled trial of treatment as usual plus exogenous slow-release melatonin (6 mg) or placebo for sleep disturbance and depressed mood. Int Clin Psychopharmacol 2010 May;25(3):132-42. Voir résumé
  13. Suresh Kumar PN, Andrade C, Bhakta SG, Singh NM. Melatonin in schizophrenic outpatients with insomnia: a double-blind, placebo-controlled study. J Clin Psychiatry 2007 Feb;68(2):237-41. Voir résumé
  14. Todisco M. Low-grade non-Hodgkin lymphoma at advanced stage: a case successfully treated with cyclophosphamide plus somatostatin, bromocriptine, retinoids, and melatonin. Am J Ther 2007 Jan-Feb;14(1):113-5. Voir résumé
  15. Wade AG, Ford I, Crawford G, et al. Efficacy of prolonged release melatonin in insomnia patients aged 55-80 years: quality of sleep and next-day alertness outcomes. Curr Med Res Opin 2007 Oct;23(10):2597-605. Voir résumé
Les informations contenues dans cette monographie sont uniquement destinées à des fins d'information et ont pour but d'aider les utilisateurs à mieux comprendre les problèmes de santé. Les informations sont basées sur l'examen des données de recherche scientifique, sur les modèles historiques de pratique et sur l'expérience clinique. Ces informations ne doivent pas être interprétées comme des conseils médicaux spécifiques. Les utilisateurs doivent consulter un professionnel de santé qualifié pour des questions spécifiques concernant les thérapies, le diagnostic et/ou les problèmes de santé, avant de prendre des décisions thérapeutiques.